Les Arts Martiaux Philippins

Filipino Martial Arts

 

Commençons par parler du Panuntukan puisqu’il s’agit avant tout de promouvoir cet art.

Le PANUNTUKAN

Avant toute chose, il y a une précision importante à faire, doit on dire panUntukan ou panAntukan ?

 

Si vous faites des recherches sur internet vous trouverez les deux termes, mais principalement Panantukan. Cependant le terme exacte est Panuntukan et pour expliquer cela, le plus simple est de reprendre l’explication d’un maître en arts martiaux Philippins, Rene Tongson.

” C’est Panuntokan ou Panuntukan. Il n’y a pas dans le dictionnaire philippin le mot Panantukan.

Panuntokan est l’action ou dans ce sujet est l’échange de coups de poing. Simplement de la boxe. L’évolution, l’amélioration et le développement ultérieurs ont incorporé l’utilisation  les coudes, des genoux, des coups de pied bas et hauts, des pièges, des épingles et même des coups de tête…  pour les autres c’est de la boxe sale. 

Il n’y a littéralement pas de boxe sale. En dehors du sport ou d’une compétition réglementée, il se peut que des techniques sales soient mises en place. Bien que nous comprenions que la diction et la prononciation occidentales sont la raison d’être du A pour le U, nous ne pouvons pas aussi bien écrire ce que nous entendons ou par les oreilles, nous devons aussi lire ou apprécier la bon orthographe correct.
Pangamot (habileté manuelle pas nécessairement qu’en arts martiaux, cela peut être en peinture, sculpture ou artisanat d’art) ou Kamot est un terme Visayen (Cebuano & Ilonggo) “

Vous pouvez retrouver son explication sur Facebook à cette adresse :

Afin de bien comprendre la dernière phrase de Rene Tongson, le Pangamot signifie littéralement “la manœuvre de la main”, et Kamot signifie la “main” en Cebuano qui est un dialecte principalement utilisé dans les régions de Mindanao et de Visayan.  “Source wikipédia

On se doit également de parler du Suntukan qui est la composante frappante des arts martiaux philippins, celui-ci signifie simplement “boxer” et bien qu’on appele le Sutukan boxe philippine (Filipino Boxing), il ne s’agit pas d’un style de boxe comme nous pouvons le connaitre et le pratiquer en Occident.

Précision faite des différents termes utilisés Pangamot, Suntukan, Filipino Boxing, Dirty Boxing, nous pouvons maintenant parler du PANUNTUKAN, qui signifie en Philippin, la voix des poings ou l’art de se battre à coups de poing.

 

Techniques :

Comme l’a précisé Rene Tongson, la Panuntukan n’a pas des techniques adaptées pour le sport ou la compétition, c’est pourquoi il a la réputation d’un “combat de rue sale”. Le Panuntukan est basé sur des techniques visant une efficacité maximale, il s’agit d’un art martial qui cherche à casser l’équilibre de l’adversaire par des techniques de contrôle et de manipulation du corps tout en changeant constamment d’angle d’attaque. Ce qui en fait un art martial complet et efficace de part, sa vitesse, sa fluidité, son dynamisme et sa précision.

Il intègre des techniques de frappe du haut du corps telles que les coups de poing, les coups de coude, les coups de tête, les coups d’épaule . Le combat Philippin prend également en compte l’aspect des coups de pied  qui comprend les coups de pied bas, les trébuchements et les coups de genou aux jambes, aux tibias et aux aines. Ces différentes techniques de frappes visent les biceps, les triceps, les yeux, le nez, l’aine, les mâchoires, les tempes, les côtes, la colonne vertébrale et l’arrière du cou.

Bien que  le Panuntukan soit une boxe, il intègre facilement l’utilisation d’armes blanches, tels que les couteaux, les bâtons, le sarong et biens d’autres encore; ces armes étant petites, faciles à dissimuler et donc discrètes, permettent de rendre fatales les techniques du Panuntukan.